Chaises et chaises pliantes : où un siège de table vieillit
Une chaise encaisse chaque jour ce qu'un fauteuil encaisse en un an. Tout ce qui la concerne se joue à quelques centimètres carrés : ses assemblages, ou ses pivots.
Un siège de table est le meuble le plus sollicité d'un intérieur. On s'y assoit de travers, on le recule d'un coup de jambe, on le charge d'un appui en arrière sur deux pieds. Rien de tout cela n'est prévu, et pourtant tout cela arrive tous les jours. C'est pourquoi une chaise se juge sur un point et un seul avant tout le reste : là où les efforts se concentrent.
Sur une chaise fixe, ce point est l'assemblage entre le piètement et la ceinture. Sur une chaise pliante, ce sont les pivots. La différence n'est pas de qualité, elle est de nature — et elle décide de ce qu'il faut regarder.
La chaise pliante, pilier de la rubrique
Le guide des chaises pliantes en bois est la page de fond : deux familles de mécanisme, ce que le pivot devient selon qu'il est rivet, boulon ou vis, ce que le bois, le métal et la résine imposent chacun, et ce qui abîme une chaise au rangement plutôt qu'à l'usage. Une chaise pliante ne répartit pas ses efforts, elle les concentre — et elle vieillit toujours au même endroit.
Une seconde page prend une question que le pilier ne prend pas : celle de la durée. Une chaise pliante en salle à manger se juge assis dix minutes, pas assis dix secondes, et trois points décident alors — la hauteur relative à la table, le bord d'assise et l'appui du dos. Les deux pages sont volontairement distinctes : l'une répond à une question de construction, l'autre à une question d'usage.
Le cannage, en deux pages complémentaires
Le cannage est le sujet le plus demandé de la rubrique et il se sépare proprement en deux.
| La page | Ce qu'elle répond |
|---|---|
| Chaise cannée ancienne | la pièce : ce que le bâti doit montrer, Louis XV, Louis XVI ou « de style », et pourquoi le tissage compte moins qu'on ne croit — il se refait, le bâti non |
| Cannage de chaise | la technique : main ou feuille, un détail visible sans retourner la chaise, quand un cannage doit être refait, et ce que rotin, jonc et résine désignent |
Ce qu'il faut regarder : le pourtour de l'assise. Percé de trous, le cannage a été tissé à la main ; creusé d'une rainure continue, il s'agit d'une feuille posée. Tout le reste en découle.
Les sièges hors du registre courant
Deux pages sortent du bois et du cannage, et chacune corrige une confusion. La chaise de jardin à motif fleur traite le fer peint : le motif ajouré n'est pas qu'un décor, il évacue l'eau, et ce qui décide de la durée du siège est la façon dont le métal a été travaillé. Une autre page sépare la chaise en polymère marin de la chaise de marine en bois et laiton — une même recherche, deux objets sans rapport, qui ne résistent pas aux mêmes choses.
Une dernière page traite la chaise art déco, où le style se lit au dossier et la survie se joue aux assemblages.
Ce que cette rubrique ne couvre pas
Les sièges de repos. Un fauteuil club, un canapé ou un siège garni ancien se jugent sur leur bâti caché et sur leur peau, pas sur leurs assemblages apparents. Ils sont réunis dans les fauteuils club et canapés.
Les sièges de travail. Un fauteuil de bureau pivote, roule parfois et travaille en permanence : il a sa place dans la rubrique des bureaux, avec la hauteur relative au plateau.
Le retapissage et le recannage comme prestation. Les pages expliquent comment reconnaître un travail, dans quel état une assise est récupérable et ce qu'une reprise suppose. Elles ne sont pas un tutoriel de sellerie et ne recommandent aucun intervenant.
Par où commencer
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Questions fréquentes
Une chaise pliante peut-elle servir tous les jours ?
Oui, à condition de la choisir pour cela. Ce qui distingue un siège d'appoint d'un siège quotidien n'est pas sa solidité affichée mais la qualité de ses pivots et la forme de son assise : un pivot riveté serré et un bord d'assise adouci tiennent un usage régulier, un pivot vissé qui prend du jeu et un bord vif ne le tiennent pas. Les deux pages consacrées aux chaises pliantes traitent ce partage.
Comment savoir si un cannage a été fait à la main ?
En regardant le pourtour de l'assise, sans retourner la chaise. Un cannage tissé à la main passe par une série de trous percés dans le bois, visibles un par un. Un cannage en feuille est une nappe déjà tissée, insérée dans une rainure continue et bloquée par une baguette. Le second n'est pas un défaut : c'est une autre technique, moins coûteuse à poser et parfaitement durable.
Un cannage abîmé condamne-t-il la chaise ?
Rarement. Un cannage se refait, c'est même la partie la plus facilement renouvelable d'une chaise ancienne. Ce qui condamne une pièce, c'est un bâti qui a joué : assemblages ouverts, pieds fendus, ceinture désaffleurée. La règle pratique tient en une phrase — juger le bâti d'abord, le tissage ensuite — et elle est développée dans la page sur la chaise cannée ancienne.
Quelle est la bonne hauteur d'assise par rapport à une table ?
Ce n'est pas la hauteur de l'assise qui compte, mais l'écart entre le dessus de l'assise et le dessous du plateau, qui doit laisser passer les cuisses sans les comprimer. Un écart trop faible se ressent au bout de dix minutes et pas avant, ce qui explique qu'on s'en aperçoive après l'achat. La mesure se prend chez soi, sur la table qui servira.
Une chaise de jardin en fer peut-elle rester dehors toute l'année ?
Cela dépend beaucoup moins de la peinture que de l'endroit où l'eau stagne. Une chaise en fer peint dure dehors tant que les points bas et les zones d'assemblage sèchent entre deux pluies ; la rouille part presque toujours d'un pied posé au sol ou d'un recouvrement de deux pièces. La page consacrée au sujet indique où regarder et dans quel ordre reprendre une peinture.