Tables, tables basses et chevets : la mesure d'abord, le mécanisme ensuite

Une table se juge sur deux choses que les photos ne montrent jamais : sa hauteur par rapport au meuble qu'elle sert, et ce qui la tient quand elle bouge.

Les tables de cette rubrique ont un point commun qui n'a rien à voir avec leur forme : aucune ne se choisit dans l'absolu. Une table basse se mesure par rapport au canapé, un chevet par rapport au matelas, une table à rallonge par rapport à la pièce une fois la rallonge sortie. Le meuble voisin fixe la bonne réponse, et il n'est jamais sur la photo.

Le second point commun concerne la moitié d'entre elles : elles bougent. Un plateau qui se relève, qui se déplie, qui s'allonge ou qui s'emboîte introduit un mécanisme, et un mécanisme est la première chose qui lâche. C'est donc par là que les pages commencent.

Les tables basses, fixes et mobiles

La table de salon pliante ouvre la rubrique parce qu'elle expose le principe le plus clairement : une table pliante ne casse pas à la charnière, elle casse là où on lui a demandé de porter sans l'avoir prévu. Ce qui la tient ouverte — la butée — est donc le premier point à regarder, avant le bois et avant le laiton.

La table basse bar traite deux meubles qui circulent sous un seul nom : celle dont le plateau change de hauteur par un mécanisme, et celle qui sert de rangement. Les deux ne se jugent pas du tout sur les mêmes points, et confondre les deux fait acheter la mauvaise.

Les tables gigognes forment un cas à part. Un jeu de gigognes n'est pas trois tables, c'est un seul objet qui se sépare : le jeu entre les plateaux décide de tout, et la plus petite est celle qui a vécu.

Le chevet

Un chevet trop bas ou trop haut ne se corrige pas, et la mesure ne se prend ni au sol ni sur le sommier : elle se prend sur le matelas garni. Une fois cette question réglée, la table de chevet art déco traite ce qui décide sur une pièce ancienne — le support du placage, lisible sur la tranche, et ce que la mention « de style » engage réellement par rapport à une pièce de la période.

La table de repas qui s'allonge

Le système à rallonge papillon a un avantage qui tient en une phrase : la rallonge ne se range nulle part, parce qu'elle est déjà dans la table. Ses limites tiennent à la même phrase. La table à rallonge papillon compare le système aux autres, dit ce qui se vérifie avant d'acheter, et indique les cas où un autre système vaut mieux.

Ce qui use la pièce : sur toutes les tables mobiles de la rubrique, l'usure se concentre aux mêmes endroits — les glissières, les butées et le bord de plateau qu'on saisit pour manoeuvrer.

Ce que cette rubrique ne couvre pas

Les sièges qui vont avec. La hauteur d'une table de repas n'a de sens qu'avec celle de l'assise : cet appariement est traité du côté des chaises et chaises pliantes, où l'écart entre le plateau et le bord d'assise est la mesure de référence.

Les plans de travail et les bureaux. Un bureau est une table dont la contrainte principale est le dégagement sous plateau, et il a sa propre rubrique.

Les meubles bas de rangement. Un bout de canapé n'est pas une console, et une console n'est pas une desserte. Les meubles dont la fonction est de ranger sont regroupés ailleurs sur le site.

Les cotes des anciens modèles. Les noms subsistant dans les adresses correspondent à un catalogue arrêté : aucune dimension n'est reconstituée. Les pages expliquent comment prendre la mesure chez vous, ce qui reste vrai quel que soit le meuble.

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Questions fréquentes

Quelle hauteur pour une table basse devant un canapé ?

Elle se déduit du canapé, pas d'une norme. La référence est la hauteur de l'assise garnie, mesurée une fois l'assise tassée par le poids d'une personne : un plateau sensiblement plus bas oblige à se pencher, un plateau plus haut gêne les jambes. La règle et la façon de la prendre sont détaillées dans la page sur la table basse bar, où le mécanisme modifie cette hauteur.

Une table pliante est-elle moins solide qu'une table fixe ?

Pas par nature, mais elle concentre ses efforts sur moins de points. Une table fixe répartit la charge dans ses assemblages ; une table pliante la fait passer par des pivots et par une butée. Si la butée est correctement dimensionnée et si le pivot n'a pas pris de jeu, la différence à l'usage est faible. C'est l'état de ces deux organes qui se vérifie, pas le principe.

À quelle hauteur placer une table de chevet ?

Au niveau du dessus du matelas, ou très légèrement en dessous. La mesure se prend matelas en place et non sur le cadre du lit, ce qui décale souvent la réponse de plusieurs centimètres par rapport à ce qu'on imagine. Un chevet trop bas oblige à chercher l'objet à tâtons, un chevet trop haut se voit depuis l'oreiller : ni l'un ni l'autre ne se rattrape après achat.

Les tables gigognes s'abîment-elles plus vite ?

Elles s'abîment différemment. Les plateaux frottent les uns contre les autres à chaque manipulation, donc les chants et les arêtes marquent en premier, et la plus petite table — la plus déplacée — prend l'essentiel. Un jeu correct entre les plateaux réduit nettement ce frottement ; un jeu trop serré l'aggrave et finit par écailler la finition.

Comment vérifier une table à rallonge avant de l'acheter ?

En la manoeuvrant complètement, deux fois, et en regardant sous le plateau. Les points à observer sont l'alignement des plateaux une fois la rallonge en place, le jeu dans les glissières, l'état du système de verrouillage et la stabilité de l'ensemble en appui sur un angle, position où une table allongée montre sa faiblesse. Le détail figure dans la page consacrée au système papillon.